Evasion artistique #48 - "La Vie d'Adèle", d'Abdellatif Kechiche

On a beaucoup entendu parler de La Vie d’Adèle. Primé de la Palme d’Or au festival de Cannes en 2013, puis sous le feu des critiques à cause du comportement tyrannique de son réalisateur, ce film a été rejeté par beaucoup avant même sa sortie en salle. Quel dommage de se priver ainsi d’un des plus beaux films de l’histoire du cinéma.

Beau car il est esthétique. La Vie d’Adèle n’est pas seulement ponctué d’images magnifiques : il est traversé par une constante attention pour les couleurs et leurs complémentarités. « Le bleu est une couleur chaude », titre du roman graphique dont est tiré le film, aurait très bien pu être le titre du film lui-même.


Beau car il est émouvant. L’amour y est sublimé, dévoilé dans ce qu’il a de plus humble et de plus intime, de plus touchant et de plus terrible aussi. Entre Adèle, Emma et le spectateur, le voile de la pudeur est levé, et l’amour est montré sous toutes ses dimensions (donc sexuelle notamment, fallait-il blâmer Kechiche pour cela ?).


Beau car il est immersif, et réussit là où de nombreux films, livres et pièces de théâtre échouent : créer un attachement sincère pour un personnage que l’on voit grandir et changer. L’évolution du personnage d’Adèle relève du tour de force tant elle est réaliste, tout en maîtrise et en subtilité.


L’histoire du cinéma regorge d’histoires d’amour. 2013 a révélé l’une des plus belles de toutes.


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François Santuitart
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Pestre2017