Evasion artistique #47 - Memoria de James Nachtwey


"I'm a witness and my photographs are my testimony. I want to be honest and uncensored, to reflect the experience of the people I'm photographing. If people are suffering it does not mean they don't have dignity."


Né dans l'état de New York en 1948, James Nachtwey grandit dans les années soixante au milieu des images de la guerre du Vietnam et des mouvements pour les droits civiques et ressent rapidement le besoin de témoigner à travers son propre travail, afin de combattre l'hypocrisie, afin que notre regard, comme notre conscience, ne puissent s'en détourner. Il pousse pour nous les portes de l'enfer où l'objectif de son appareil croise des regards rendus fous et capture l'insoutenable. Pendant 40 ans Nachtwey a photographié la souffrance, l'injustice, la violence, la mort. Des conflits dans les Balkans au drame des migrants qui tentent de rejoindre l'Europe, en passant par les famines en Somalie et au Soudan, le 11 septembre, l'Afghanistan, les catastrophes naturelles au Népal ou Haïti, jusqu'aux vicimes des drogues et du SIDA, il tente de hisser le photojournalisme à son plus haut niveau. On se sentirait presque mal de trouver une étrange beauté dans ses clichés, mais au moins nous regardons et nous nous souvenons.


"It is dark and frightening and I think I try to apply something spiritual to it, primarily compassion." (J. Nachtwey)




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François Santuitart
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Pestre2017